Chronique pour un imaginaire post-colonial, des identités ouvertes, des regards sans préjugés.
Avec le début de la deuxième Intifada en septembre 2000, j'ai commencé à me plonger dans le conflit israélo-palestinien. Au bout d'un certain temps, j'ai éprouvé le besoin de m'investir différemment dans cette confrontation.
Le village s'appelait Ras el Ahmar, il s'appelle aujourd'hui Kerem Ben Zimra, c'est l'un des très rares villages vidés et détruits en 1948 réinvesti exactement au même endroit par une localité israélienne.
Nous ne les avons pas ralliés au droit au retour, mais ils ne détachaient pas leur regard de cette image d'un vieux au sourire débonnaire, né ici-même, toujours vivant, pas si loin que ça, toujours désireux de revenir. Une idée incarnée dans un ce grand-père inoffensif. Un passé enfoui resurgi de terre... ils étaient sidérés.
De retour à Ain el Helouh, j'ai apporté les photos, accrochées aujourd'hui sur les murs aux côtés des portraits de famille et des images de la Mecque.