Thierry Brésillon. Au départ, journaliste (rédacteur en chef du mensuel du CCFD-Terre Solidaire- de 1997 à 2008, après
quelques années d'indépendance), mais en bon passe-frontière, j'échappe de plus en plus aux catégories. Photographe également. Consultant quand l'occasion se présente. Spécialisé dans la
communication (plutôt politique) des ONG.
Un peu dispersé ? Pour moi l'unité est plus forte que jamais. Un travail sur l'utilité sociale de l'information. L'information comme outil de transformation. Sociale et pourquoi pas personnelle.
Se confronter au réel (et donc à soi même). Travailler sur les représentations, sur les idées... Par tous les moyens, tous les médias. Etre davantage qu'un observateur. Rapporter de là où les
autres ne vont pas, les informations qui peuvent les aider à évoluer, à agir...
Mes terrains de prédilection : l'Algérie, qui m'a initié, l'Afrique des Grands Lacs, qui m'a mis le pied
à l'étrier et le Proche-Orient, qui m'a aguerri. L'Ethiopie, qui m'a révélé un monde de paix intérieure. L'Inde où je le développe.
Et la France, point de départ et de point d'arrivée d'un aller-retour cyclique. La France en proie aux démons des
frontières. Des frontières qui séparent, qui enferment le "Nous" dans l'obsession de la préservation d'un être idéalisé, excluent l'altérité menaçante, donnent l'illusion de pouvoir conjurer la peur mais tiennent à
distance nos démons refoulés...
Devant la régression vers le cerveau reptilien de l'intelligence politique, il nous faut déconstruire les fausses
évidences. Transgresser ces frontières-là pour éclairer la possibilité d'un autre avenir...