Chronique pour un imaginaire post-colonial, des identités ouvertes, des regards sans préjugés.
Je viens de débarquer à Tunis. Comment saisir cette vaste transformation à l'œuvre ? Premier signe, les gens parlent, tout simplement.
Plus croustillant, en face de mon hôtel, longues barrières de barbelés, petits tanks, militaires en faction. Ils protègent le Ministère de l'Intérieur. Pour saisir, il faut rappeler que la police a été l'arme de la dictature, qu'elle a fait régner la peur pendant des décennies, et qu'aujourd'hui, c'est l'armée qui doit la protéger du peuple dont elle n'est même plus capable de se protéger elle-même.
Longue discussion avec l'un des fondateurs du parti vert tunisien (vert tendance écolo, pas vert tendance sharia). La crainte d'une victoire islamiste est bien présente. Tout est à réinventer.