Chronique pour un imaginaire post-colonial, des identités ouvertes, des regards sans préjugés.
Au programme aujourd'hui, réunion d'une association de quartier, du premier et seul comité de quartier associatif de Tunisie, en dehors des comités créés par l'Etat.
Les autorités l'avaient laissé croître en gardant un oeil dessus, puis quand l'association a commencé à prendre trop d'importance, une opération de police a brisé l'élan et l'a cantonnée aux petites animations culturelles.
Aujourd'hui, elle a repris ses réunions dans le quartier et traite des problèmes quotidiens. « Maintenant on peut s'adresser à tout le monde, au maire, au sous-préfet, au gouverneur, au ministre. On n'a plus rien à craindre. »
Scène ordinaire en apparence, mais cette porte ouverte sur la rue dit presque tout de l'ère nouvelle. Passion de débattre, de s'emparer de tous les sujets, d'oser toutes les revendications...
Et les femmes ne sont pas les dernières à prendre la parole !